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Acheter une voiture au Mexique

Les transports en commun n’offrant pas la liberté nécessaire à certains pour profiter pleinement de leur voyage au Mexique, nombreux sont les étrangers en quête d’une voiture à acheter. Il faut savoir qu’acheter une voiture au Mexique pour mener à bien son road trip est une option à prendre en compte : praticité, confort, facilité et liberté seront les maitres mots de votre voyage une fois que le contrat de vente sera signé. Abordons ensemble dans cet article les bons et les mauvais côté de l’achat d’une voiture.

Pourquoi acheter une voiture au Mexique ?

Après plus de 3 mois de voyage au Mexique en bus et en avion, nous avons pris la décision d’acheter un véhicule peu cher, nous permettant d’effectuer notre voyage comme bon nous semble. Tous voyageurs vera en l’achat d’une voiture une nouvelle opportunité dans un voyage qui s’annonce rythmé : la liberté. Ne plus être dépendant des bus, des taxis, des collectivos et des avions et le principal avantage poussant à l’achat d’une voiture, mais ce n’est pas le seul ! Oubliez également les (longues) marches pour trouver un taxi ou vous rendre à la station de bus, chargé comme un âne de votre/vos sacs. Pouvoir planifier son voyage comme bon l’entend, se rendre dans des villages reculés, au milieu de la jungle ou de la montagne, les opportunités se multiplient et c’est la somme de tous ces avantages qui nous a pousser à l’achat.

Combien ça coûte, d’acheter une voiture au Mexique ?

Le marché de l’automobile au Mexique n’est pas très différent du marché français. Il est assez difficile de trouver des voitures très peu cher (j’entends par là à moins de 1000€) comme il est possible d’encontrer en France. Si en France il est facile de consulter les offres sur internet (via notamment des sites comme leboncoin.fr) les annonces en ligne sont bien moins nombreuses au Mexique, mais vous pouvez tout de même mener vos premières recherches sur segundamano.com.mx et mercadolibre.com.mx. Cependant, les marchés ouverts sont très pratiqués pour la vente de voiture au Mexique. Dans toutes les grandes villes s’organisent des marchés (généralement le Dimanche) où les particuliers et professionnels se réunissent pour vendre leur voiture. L’avantage de ces marchés et qu’il s’agit de vrai showroom : il est possible de voir plus de cent véhicules en une matinée. Bien entendu, les véhicules présentés sont très différents, allant de la coccinelle (très répandu ici) au 4×4 Ford en passant par des routières et des citadines. Nous avons acheter notre véhicule au marché organisé à Mexico DF, et je pense que chacun trouvera son bonheur sur ce marché qui est, je pense, le plus grand organisé au Mexique.Concernant les prix, il est difficile d’acheter une véhicule pour moins de 1000€. Nous avons fait l’acquisition d’une Ford Contour de 99 pour 27.000 pesos (n’hésitez pas à négocier les prix sur ce type de marché), soit environ 1200€. Le prix direct sera à régler au vendeur, généralement en espèce. De notre côté, nous avions donné rendez-vous à l’acheter le lendemain afin de procéder à l’achat avec plus de tranquillité. À cette étape là du processus, rien de plus compliqué. Le vendeur vous donne les papiers, la carte de circulation (carte grise), et vous pouvez théoriquement prendre le volant. Seuls quelques formalités sont à régler par la suite, mais l’acquisition du véhicule se fait avec une rapidité déconcertante.

Les coûts cachés : ils existent.

Pour parler d’un point de vue purement technique, l’achat d’un véhicule s’accompagne de la souscription à une assurance et l’acquittement de l’impôt routier (à payer chaque année) si le propriétaire du véhicule ne l’a pas déjà régler (aussi bien pour l’assurance que pour l’impôt, il est possible que le vendeur se soit déjà acquitter de ses frais qui se trouvent donc inclus dans le prix de vente. Si ces frais sont inclus, ils sont généralement renseignés sur le pare-brise du véhicule). Concernant notre véhicule, l’assurance nous a coûter environ 150€ à l’année, et l’impôt se situe autour de 500 pesos (plus ou moins 25€). Ce sont des frais à anticiper car ils sont à régler dès l’acquisition du véhicule, sous peine de recevoir une amende au premier contrôle de police.

Comment assurer son véhicule au Mexique ?

La première chose est que le nom du propriétaire sur la carte grise n’est pas modifié, contrairement en France où le nouveau propriétaire se doit d’effectuer les démarches pour changer le nom du propriétaire sur la carte grise. Cependant, l’assurance doit être souscrite à l’aide d’un compte en banque Mexicain… Pour cela, nous avons fait appel à une amie mexicaine qui a donc souscrit l’assurance à l’aide de son compte bancaire (en soit, la démarche n’est pas compliqué, il suffit d’avoir un compte en banque, l’argent disponible pour un prélèvement immédiat et les papiers du véhicule, mais l’ouverture d’une compte en banque pour un étranger risque de poser problème si vous n’avez pas de justificatif de domicile). Avoir un contact mexicain prêt à vous aider dans cette démarche vous sera des plus utiles. Peu importe le nom inscrit sur la carte grise et le propriétaire du compte bancaire ayant servi pour régler l’assurance, l’important lors d’un contrôle de police est d’avoir avec soi la carte grise et le papier d’assurance.

Attention aux arnaques !

Les véhicules présentés sont très propres et rassurent lors de l’achat sur un marché. Cependant, attention, le vice mexicain veut que les vendeurs cherchent très généralement à vous escroquer. C’est dommage, mais il faut partir du principe que des frais mécaniques/électriques seront à prévoir après l’achat. Si le véhicule semble en bon état, il y a de forte chance pour qu’il possède un vice caché. Pas de contrôle technique lors d’une vente, c’est le côté freestyle de Mexique qui veut que les vendeurs soient en droit de vous vendre un véhicule qui potentiellement tombera en panne quelques jours après l’achat. Difficile donc d’anticiper, à moins d’être expert en mécanique automobile et prendre le temps de contrôler point par point le véhicule. Vous l’aurez donc compris, arnaquer, escroquer, c’est un peu le sport national des vendeurs d’automobile au Mexique. Leur technique ? Réparer les véhicules pour qu’ils fonctionnent quelques jours, voir quelques heures après l’achat. De toute façon, il vous sera impossible de vous retourner vers votre vendeur après achat. N’écoutez pas les vendeurs, ils vont vous dire qu’en cas de problème, vous pouvez les appeler, mais ils disparaitront après l’achat, ou n’assumerons simplement pas les problèmes. À partir du moment où l’argent quitte votre poche, e comptez plus sur la bonté du vendeur, il ne fera plus rien pour vous.Il m’a semblé nécessaire de développer ce dernier point, pour l’avoir vécu. Après achat de notre véhicule, sur le chemin du retour (pas plus de 30 minutes), plus aucuns feux ne fonctionnaient, de même pour les essuies-glaces. Après avoir contacté le vendeur, la réponse fut simple « à ce prix là, tout ne peut pas fonctionner ». Nous avons donc du régler par nous même le problème, en faisant appel à un mécano pour régler ce problème, et ce à nos frais. Une semaine après achat (en sachant que nous n’avions pas utilisé le véhicule à DF) nous nous rendons compte que les plaquettes de freins sont en fin de vie, et il nous aura fallut les changer, une nouvelle fois à nos frais. Toutes ces petites réparation témoignent bien de l’intention qu’avait le vendeur de nous vendre un véhicule qui rencontrerait, après quelques heures ou quelques jours, des problèmes engendrant des frais supplémentaire. Faites donc bien attention lors de l’achat à prendre le temps de vérifier point par point le véhicule tout en anticipant dans votre budget les possibles frais de réparation liés à l’achat du véhicule.

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